02 décembre 2009
Un petit rayon de soleil...
"Si tu veux bien à l'occasion m'envoyer
un petit rayon de soleil,
je t'en serai très reconnaissante..."
Voilà ce dont Karine avait envie :
un peu de soleil...
J'ai bien essayé de le prendre
tout entier, mais ce n'est pas facile !
Alors, en pensant à vous tous
j'ai glané ici et là quelque rayons...
J'ai attrapé celui-ci alors qu'il se glissait
le long d'une jolie robe indienne...
J'en ai cueilli un autre au petit matin
flirtant avec une fleur du jardin !

Celui-la se cachait derrière la feuille
tandis que l'autre inondait les sentiers de la forêt
déposait une caresse
sur un visage de poupée
câline opaline, œil de chat...
scintillantes étoiles
éparpillées au bord de l'eau
Ou rayon du soir
qui vient déposer dans la maison ouverte
ses ocres et ses ors...
J'ai tout ramassé
et j'en ai fait un bouquet
pour ceux qui en ont envie !
"Dans la douceur du soir, pour ravir le rêveur
Un rayon plus royal octroyé par faveur
irradie, arrosant l'horizon qu'il irise."
Ce sont les premiers vers d'une poésie
que j'aime beaucoup
intitulée "L'odeur sacrée" de Léon Dierx
23 novembre 2009
Quelques pas...
Pour Odysséa !
J'ai déposé ma petite goutte d'espoir,
une petite goutte d'amour en plus
dans l' océan rose de la solidarité...
Un départ au rythme des percussions
pour ce convoi rose
qui se glisse sous l'ardent soleil
de la jolie forêt de L'Etang-Salé.
Avec quelques passages...
un peu difficiles ...
;-)
Mais le chant des cascavelles
mené par la brise bienfaisante
nous soufflait qu'il ne faut jamais,
jamais abandonner !
Qu'au bout de ce passage,
il y a l'ombre des grands arbres...
Nous étions 3700 pour un parcours
"atout cœur"
3700 courants de pensées positives,
d'ondes bénéfiques
vers tous les autres
et vers ceux que nous aimons...
J'ai bien pensé à vous tous
mais particulièrement à ceux
d'entre-vous qui faites face
à des problèmes de santé.
Je vous aime et je vous embrasse !
14 novembre 2009
Fête de la lumière !
Il fallait au moins ça
après la grisaille de mon dernier article !
Un petit tour au défilé de clôture
du Dipavali,
fête tamoule de la lumière...
Dipavali veut dire
"rangée de lampes"
Une légende, parmi beaucoup d'autres,
raconte qu'après sa victoire
sur Bali, démon des mondes inférieurs,
Vishnou lui offrit la lampe de la connaissance,
pour éclairer les ténèbres que sont l'ignorance,
l'égoïsme, la cupidité, la luxure et la paresse.
Cependant, une fois par an, Bali
doit revenir parmi les hommes et,
avec la flamme de sa lampe,
rallumer celle de tous.
Ce soir-là, l'avenue du front de mer de Saint-Pierre
est fermée à la circulation ;
Le petit vent frais qui vient du large
ne rebute pas les promeneurs
qui sont de plus en plus nombreux !
Au loin, le son des tambours malbars
monte telle une rumeur....
La nuit nous étreint,
nous attendons la lumière,
impatiemment...
Mais bientôt, la foule s'écarte
et se glisse alors, entre cette haie indisciplinée,
une rangée de petites lampes
dansantes, virevoltantes
Le bitume se teinte de pétales
et se parfume de rose...
Au rythme des "tapous",
des danseuses vêtues d'or et de pierreries,
des danseurs lascifs,
ouvrent la voie à un char lourd et lent
où trône une divinité souriante,
nimbée de lumière...
Les effluves âcres des encens nous enveloppent,
nous emportent...
La musique lancinante des tambours sacrés
roule et résonne dans nos âmes créoles.
La lumière avance toujours,
contre le vent
et qui se rend parfois dans un souffle
Et se succèdent les danses,
et passent en souriant les dieux
et leurs fragiles déesses
Et se retendent les peaux
offertes à la caresse du feu...
![]()
Le cortège est passé,
peu à peu les tambours s'apaisent
La nuit reprend ses droits.
Sur le bitume,
quelques pétales froissés
brillent sous la lune.
Une des fêtes les plus importantes
de la communauté tamoule,
Dipavali délivre au monde
un message de paix et d'harmonie.
07 novembre 2009
Mes chers amis
Voici deux jours que nous sommes sous la pluie !
Une grosse pluie de pleine lune
qui claque sur la tôle
et annonce les chaleurs moites et étouffantes
de notre été austral.
Il pleut, il pleut sans discontinuer...
Le jour ne semble pas vouloir
se séparer de la nuit,
et par intermittence,
un éclair déchire le ciel
noyant le paysage
de sa lumière froide.
Le tonnerre ne gronde pas sourdement,
il éclate soudainement
nous plongeant parfois dans le noir !
Tout est débranché, par précaution.
Vous me manquez tous,
je n'ose pas rester bien longtemps
mais je pense à vous très fort.
Je reviendrai avec le premier
rayon de soleil !
(peut-être avant...)
Je vous embrasse !
30 octobre 2009
Coucher de soleil
Un cliché "facile"
sans doute
mais tellement beau...
Venez vous asseoir près de moi
sur ce muret qui surplombe la plage,
il est encore tout tiède de soleil...
J'aime particulièrement
ce moment de la journée,
ce ciel du soir, quand à l'horizon
l'astre descend, l'embrassant
de ses derniers rayons !
Splendides couleurs,
sans cesse réinventées
que la vaste mer se plait à apprivoiser...
Il y a un photographe, là-bas,
qui voudrait les mettre toutes
dans sa petite boite...
Écoutez
la vague mourante,
dentelles d'écume murmurante,
caressant le sable
où se meuvent les ombres...
Sur son ilot-rocher
le pêcheur s'incruste
tel le coquillage,
celui qui nous conte à l'oreille
le chant des sirènes...
Les baigneurs s'attardent
mais les voix s'estompent
puis s'effacent,
c'est le dernier instant
avant la première étoile...
Reviendrez-vous ?...
16 octobre 2009
Rouge comme...
une fraise !!
Chaque année, au début du mois d'octobre,
trois jours durant,
le petit village de Mont Vert
fête la fraise !
Et l'on vient de partout

fouler le gazon jauni, la terre battue
de cet ancien domaine sucrier !
Ainsi, le village connait ses seuls embouteillages de l'an
et les habitants leurs seules (?) insomnies
car en effet, jusque tard dans la nuit
tout le monde peut profiter
des "animations musicales"
Alors, au lieu de se retourner pendant des heures
dans son lit, allons à la fête !...
Ici, l'expression "ramène ta fraise"
prend tout son sens... ;-)
En effet, la foule reste dense devant les stands de fraises
où les livraisons sont obligatoirement régulières...
Gare a celui qui ne ramène pas sa fraise !
Mais il n'y a pas que la fraise dans la vie,
il y a aussi...
Les "bonbons coco"
et les "fondants" 
rivalisant de couleurs
aux côtés des boissons fraîches
N'oublions pas
ce délicieux petit nuage sucré
qui se promène au bout d'un bâton...
C'est la barbe à papa !
Pas de fête sans la barbe à papa
régal des petits et des grands !
Mais laissons un peu les sucreries
et regardons alentour...
Par là, on peut acheter du maïs ;
"maïs cassés" ou "ti son"
Farine dorée avec laquelle on fait de si bon gâteaux !...
Et là... Miel, ail de Petite-Ile
ou derniers "tangors" de la saison
dont le jus, plus sucré que celui de l'orange,
agrémente mes petits déjeuners du moment !
Quelques baraques d'artisanat
pas toujours local...
Oh ! Ici les canetons de la pêche à la ligne
profitent d'un repos bien mérité !
Bientôt le soleil laisse place à la nuit
qui, tout doucement s'installent
entre les baraques...
l'esplanade poussiéreuse s'illumine alors
de toutes ses ampoules
et de tous ses néons
d'un soir...
C'est magique !
Et l'on se laisse facilement
emporter
vers ailleurs...
C'est comme ça
la fête de la fraise, chez nous !!
;-)
J'espère que cela a été dépaysant pour vous aussi ?
Je vous "post" mille bises !
10 octobre 2009
Kaskavelle
Voici les jolies graines de cascavelles 
qui ont inspiré mon pseudo...
non pas à cause de leur toxicité ;-))
mais plutôt pour ce doux
bruissement qu'elles produisent,
quand le vent les fait glisser
dans leur silique,
tel le chant de la pluie
dans les bambous.
C'est une gousse qui renferme
3 à 7 graines rouges,très dures,
qui servent à la composition du "kayamb"
qui est un instrument de musique
utilisé pour jouer le Séga et le Maloya.
Instrument de percussion
formé de roseaux
ou de tiges de fleurs de cannes à sucre liés,
le kayamb est rempli
de graines de cascavelles ou de conflores
qui produisent un son caractéristique
lorsqu'elles s'entrechoquent...
"Ecoute comme le vent
Danse dand' cascavelles."
Jean Albany (1917-1984)
Et puis cette jolie chanson créole
à écouter ici ...
(J'espère que ça va marcher,
ça fait une heure que je me bats avec !)
Je vous souhaite un bon week-end !
08 octobre 2009
Françoise,
Ce blog où tu me faisais
le grand plaisir de passer
très souvent,
te rend aujourd'hui
un dernier hommage...
J'espère qu'il t'aura fait sourire,
étonnée ou peut-être même rêver...
je t'ai suivie dans ta chère Provence,
avec Paul et Uméa,
admiré tes fleurs et posé la main
sur tes vieilles pierres, toutes chaudes
de ce beau soleil du sud,
que tu aimais tant.
Ainsi, j'ai appris à te connaître,
par blogs interposés !
Je t'envoie ces fleurs virtuelles
comme l'était peut-être notre amitié,
je ne connaissais pas le son de ta voix
mais la "magie internet"
avait tissé ses indéfinissables liens...
Les larmes que je pleure aujourd'hui
coulent vraiment sur mes joues !
et comme dans ces petits mots
que je te laissais moi aussi,
je te fais encore une fois
"de gros bisous" mon amie...
Adieu Françoise !
05 octobre 2009
Le martin triste
Certains d'entre vous connaissent déjà
cet oiseau sympathique...
Il y a à peu près trois siècles
on l'introduisait dans l'île
pour éliminer les sauterelles.
Maintenant il est partout,
partout où il y a du monde.
Vers 1850, un certain A. Legras
le décrit ainsi :
"Le martin est un oiseau gracieux,
élégant, svelte, propret,
distingué dans ses manières
et ses formes.
Son habit,
qui ne se fait pas remarquer
par des couleurs voyantes et variées
est d'une nuance qui récrée
l'œil par la douceur de ses tons
et la netteté de ses nuances."
C'est un oiseau qui mange de tout,
graines, fruits, petits œufs, insectes,
jeunes rongeurs ou même levrauts !

Ne dédaignant pas une petite charogne
de temps en temps,
il n'est pas rare de le rencontrer
au milieu de la chaussée
où l'aura attiré, au péril de sa vie,
le cadavre desséché d'une grenouille
ou d'une musaraigne !
Croyez-vous qu'il s'envole à tire d'aile
lorsqu'il voit arriver la voiture ?
Pas du tout ! Il s'éloigne, un peu,
de son grand pas tout empreint de majesté,
en vous lançant un regard d'une arrogance
déconcertante !
Il est rarement seul et avance de front
avec son compère ou sa petite bande
ainsi ils prospectent l'emplacement choisi d'un bout à l'autre.
Je les vois à l'œuvre de temps en temps
dans mon jardin, et j'aime beaucoup les observer,
je les trouve très amusants !
Ils aiment les choses brillantes
et il n'est donc pas rare de les voir se démener
avec un bout de papier cellophane
souvent trop grand, dans lequel
ils se prennent les pattes,
mais que pour rien au monde
ils ne voudraient lâcher !
Cela peut provoquer entre eux
des disputes de chiffonniers !
"Ils se livrent à des disputes tellement violentes et criardes
qu'on dirait autant de crécelles grinçant à vos oreilles !"
disait encore A. Legras
Que de cris et d'insultes durant
de longues minutes !
Malgré ses grands airs, le martin
se laisse apprivoiser et lorsque lui coupe
le filet, qui est sous la langue,
il peut reproduire des sons...
Il parle !
Monsieur Mario,
le bazardier (vendeur de légumes)
avait un martin qui s'appelait "Coco"
et qui disait, lorsque quelqu'un arrivait :
"N'a d'monde qui arrive,
chauffe café ! Chauffe café !"
le plus drôle c'est que c'était exactement
la voix de son maître !
Dans une charmante commune du sud
j'ai rencontré un sympathique
patron de bistrot
qui m'a gentiment permis
de prendre quelques clichés de ses
chers petits amis...
Celui-ci était un peu comédien
Ceux-là ne se sont pas fait prier,
pour aller, l'un après l'autre,
sur un ordre de leur "papa",
faire un brin de toilette !
Et enfin lorsque je me suis approchée du bar
cet autre s'est permis de me lancer
de sa voix aigrelette
"Robert i fait pu d'crédit!"
(Robert ne fait plus crédit!)
Je vous assure que je voulais juste une photo !!
Je ne sais pas pourquoi on les appelle
"martins tristes", moi je les trouve
plutôt rigolos, non ?
"Les martins se réunissent le soir
en dortoirs bruyants et animés"
(Grand livre des oiseaux de la Réunion)
Un couple d'amoureux...
Je vous souhaite une bonne semaine !
01 octobre 2009
Le village de Hell-Bourg
Ce jour-là,
le ciel s'enroulait en écharpes vaporeuses
autour des pics entourant
le village...
J'aurais pu le toucher du doigt.
Comme il m'était agréable de marcher
sous la "farine" de pluie
qui faisait chanter les gouttières
et soupirer d'aise les fleurs dans les cours...
D'un bout à l'autre des ruelles
étroites et pentues,


de jolis "baros" au charme intemporel
se faisaient invites,

ou se faisaient remparts


sans jamais dérober aux regards des passants
l'éclat de la belle, au jardin demeurant...


Celles-ci, en grand, s'ouvraient chaque jour
au charme des lieux,
d'autres, endormies, attendaient
le retour des beaux jours...
Ainsi allait la vie dans ce village
où les couleurs se moquaient des nuages...
Pas de ligne d'horizon
entre ces jolis pitons...
Ici le temps s'étirait
tournait en rond
et se mettait en boule...
Les jours s'écoulaient
tranquillement
entre fleurs et douceur,
Comme la caresse d'une perle de rosée,
le bonheur d'un baiser sucré !
N'auriez-vous pas, comme moi, aimé
habiter ce village à l'immuable beauté ?
La plus modeste demeure
aurait suffit à mon bonheur !
Mais voici que pour me saluer,
un mont se découvrait à moitié...
tandis que le chat,
au logis, s'en retournait...
Etait-il déjà
l'heure de rentrer ?...
Merci de votre visite,
Je vous embrasse !




















































































































